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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:25

3. Comment naître de nouveau?

Bien que l'appel à la nouvelle naissance soit sans délai, la Bible décourage toute tentative personnelle de la part de l'homme pour provoquer sa conversion. La nouvelle naissance (conversion) est une entreprise totalement divine. Elle est un don de Dieu. Don extrêmement coûteux, don sans prix, accordé aux hommes pécheurs qui méritent la destruction plutôt que la miséricorde divine.
En effet, la nature juste de Dieu demande l'exécution immédiate de la peine de mort contre la désobéissance de l'homme. "Car le salaire du péché c'est la mort" (Romains 3:23). Mais dans son amour Dieu devise un plan, un moyen de satisfaire aux exigences de sa justice sans pour autant procéder à la destruction éternelle de sa créature. Dieu devise un plan de salut pour l'homme en s'envoyant lui-même à la mort, lui innocent à la place de l'humanité coupable. Dieu a décidé de réconcilier le monde avec lui-même, d'accorder la nouvelle naissance aux hommes en satisfaisant les exigences de sa justice contre la culpabilité de la race humaine sur la personne de Christ. Jésus-Christ, le Fils de Dieu s'est interposé entre nous et la colère divine. Il a pris notre place volontairement. Il s'est substitué à nous et a été frappé pour nos péchés comme le dit le prophète Esaïe: " Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l'Eternel? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, hommes de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'ils s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tomba sur lui, et c'est sur ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Esaïe 53:1-5)
La substitution du Fils unique de Dieu, la substitution de Jésus-Christ pour nos péchés satisfait aux exigences de la justice divine. Désormais nous sommes libres, libre de revenir à Dieu, parce qu'un autre a été frappé à notre place: L'apôtre écrit: " Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus." (Romains 8:1). Comment peut-on "être" en Christ? A Nicodème Jésus disait: "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est pas jugé." (Jean 3:14-18a)
Alors comment naît-on de nouveau? On naît de nouveau quand on croit au Christ. Et on croit en Christ quand on réalise: 1. La gravité de notre séparation d'avec Dieu; 2. quand nous acceptons la culpabilité de nos péchés et acceptons le verdict de Dieu qui nous déclare coupables; 3. Quand malgré notre culpabilité, nous prenons Dieu au sérieux et acceptons le moyen qu'il nous offre pour sortir du péché, à savoir la foi en la personne et l'œuvre de Jésus. Alors nous devenons chrétiens. Qui est alors le chrétien?
Il n'est pas assez de dire que le chrétien c'est celui qui a rencontré le Christ dans une expérience "existentielle" basée sur la foi en sa parole, en son œuvre et surtout en sa personne. Le chrétien est celui qui est arrivé à croire, par la persuasion du Saint-Esprit, qu'il est un homme pécheur par nature et par actes. Le chrétien c'est celui qui se sait pécheur et que ses péchés provoquent la colère divine. Il croit aussi quand Dieu lui présente le sacrifice expiatoire de Christ comme seul et unique moyen de réconciliation avec lui. Cette expiation s'actualise par l'acceptation personnelle du pardon du et des péché(s) qu'offre gratuitement le Christ par la foi en sa personne et en sa parole (promesse). Le pardon du péché, parce qu'en Christ le contentieux édénique est réglé. Dieu nous pardonne notre nature pécheresse. Le pardon des péchés, parce qu'en Christ, Dieu nous pardonne les péchés commis, c'est-à-dire nos actes coupables passés et promet de nous pardonner quotidiennement nos égarements si nous les confessons (1 Jean 1:8-10).
Le salut est une expérience qui se passe au niveau du cœur. Il se produit quand le Christ théorique des Ecritures devient réel et personnel dans l'âme par la foi. Le Jésus de l'intellect, le Christ enseigné devient le Christ vécu, le Christ rencontré, l'ami intime, l'ami fidèle et tendre qui nous prend désormais en charge. Cette expérience unique et incontournable est appelée "nouvelle naissance." Certains textes bibliques en parlent directement: "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:16); "Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu." (1 Jean 1:12); "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi." (Apocalypse. 3:20).
Il ressort de ces textes que Dieu aime les hommes malgré que ces derniers soient coupables devant lui. Il a décidé de les pardonner par le sacrifice de Jésus-Christ. Il attend en retour que ceux-ci posent un acte volontaire en adhérant par la foi à l'œuvre accomplie par le Christ sur la croix. Le salut, acte divin ne devient effectif pour l'homme que par un acte volontaire. Celui-ci procède de la compréhension de l'amour de Dieu. Lui, il nous reconnaît pécheur, il nous dit que nous l'avions offensé à Eden, que nous l'acceptions ou pas. Il nous reconnaît coupable et nous menace de destruction si nous n'acceptons pas le moyen unique qu'il a mis à notre disposition à savoir Jésus-Christ.
Il est impossible de parvenir au salut inconsciemment. Dieu veut que ceux qui placent leur foi en lui (par Jésus-Christ) le fassent avec lucidité et sachent de quoi Dieu les sauve et pourquoi il le fait. Ils doivent aussi comprendre ce que signifie "croire" en Jésus-Christ. La foi en Jésus-Christ comme moyen de salut n'est certes pas une supplication divine pour que l'homme consente enfin à se laisser sauver. Croire est un acte libre, voulu, ayant des conséquences profondes pour l'avenir de la personne placée devant le choix: "Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils de Dieu". (Jean 3:18)
L'offre gratuite du salut s'accompagne toujours de la menace de la certitude du jugement pour ceux qui la repousse. Dans la Bible, Dieu promet deux réalités aux hommes; le ciel et l'enfer. Ceux qui croient en lui à travers son Fils sont sauvés par lui de leurs péchés et sont destinés pour le ciel. Ceux qui refusent ou font semblant de ne pas comprendre qu'ils doivent se décider en faveur de lui sont destinés pour l'enfer. L'acceptation du salut est donc l'acte le plus hautement responsable qu'un homme puisse poser, parce qu'il détermine son avenir éternel. Le salut est gratuit, à la disposition de tous, mais il est aussi tellement personnel qu'il ne peut s'acquérir par procuration ou involontairement. C'est celui qui en veut qui en bénéficie.
Plusieurs hommes se disent à eux-mêmes qu'ils ne savent pas de quel danger Dieu cherche à les sauver. Selon eux, ils ne se sentent franchement pas en danger en quoi que ce soit pour désirer un salut quelconque. Mais l'impératif du salut vient de Dieu, et est utilisé par lui pour nous avertir du danger de destruction spirituelle imminente qui nous guette. Ce danger c'est le péché, cette force négative, qui nous ronge, qui nous diminue et qui nous détruit déjà et nous détruira à la fin même si nous restons indifférents aux appels du Saint-Esprit. Dieu est franchement décidé à punir ceux qui se moquent de son avertissement au point que la force de la punition à venir approfondi son amour et le pousse à sauver ceux qui veulent bien se laisser sauver avant que sa colère ne se manifeste. Concernant l'acceptation volontaire du salut, nous dirons, en utilisant le langage de notre temps que "le salut est une affaire à prendre ou à laisser". La Bible l'enseigne tellement bien que toute possibilité d'innocence est d'avance exclue. Nous ne le dirons assez. Nous sommes sauvés parce que nous le voulons, parce que nous avions choisi d'accepter que Dieu ne se trompe pas quand il nous reconnaît pécheurs et que sa menace d'enfer n'est franchement pas une blague pieuse. Récapitulons: que signifie alors être chrétien?
Etre chrétien, c'est "naître de nouveau". Jésus dit à Nicodème le chef juif qui est venu le voir la nuit:
... En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit: comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? Jésus répondit: en vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l'Esprit est esprit. (Jean 3:3-6).
Rencontrer le Christ, être sauvé du péché équivaut à changer de vie. Le changement est tellement profond et complet qu'il est assimilé à une renaissance. L'apôtre Paul qui a profondément expérimenté cette réalité et qui en a reçu le mystère explique la conversion en termes de recréation. "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles." (2 Corinthiens 5:17). La renaissance et la recréation dont parlent les deux textes précédents sont appelés dans la Bible "conversion". La conversion, c'est le retournement existentiel de soi-même, produit par le "oui" de l'homme répondant aux sollicitations du Saint-Esprit. Ce retournement se produit de la manière suivante: Toujours, le Saint-Esprit besogne le cœur de l'homme essayant sans cesse d'enfoncer les murs de résistance que ce dernier se construit sans cesse pour protéger son héritage édénique, sa nature pécheresse. C'est quand le Saint-Esprit parvient finalement à lui faire voir ce qu'il se cache lui-même sur la gravité de sa situation spirituelle qu'apparaît l'amertume, le poids dans la conscience d'une vie vécue en dehors de la volonté de Dieu. C'est la repentance, le regret d'avoir offensé Dieu par son héritage adamique d'abord et par ses propres actes coupables, surtout pour avoir si longtemps résisté à son appel. L'amertume et le regret provoqués par la prise de conscience de ses péchés pour être bénéfiques, pour produire la conversion, doivent conduire au désir ardent et à la ferme volonté de changer. Mais d'ou vient la force qui produit le changement spirituel? Ici intervient la foi en Jésus-Christ le Fils de Dieu qui est le seul moyen désigné par Dieu pour l'obtention du salut. Le Christ s'est offert sur la croix pour satisfaire à la justice punitive de Dieu face à nos péchés. Le Christ, par sa mort substitutive nous procure la force spirituelle nécessaire pour triompher du péché. Intervient directement après la repentance, la "régénération". La régénération c'est la venue de Jésus-Christ, par le Saint-Esprit, dans le cœur de celui qui croit. Jésus prend la direction, de la vie du croyant et l'aide pour qu'il ne vive plus pour lui-même mais pour Dieu. De maître de lui même, le croyant devient serviteur de Jésus-Christ, parce que désormais, c'est Jésus-Christ qui le dirige. Le croyant a délibérément choisi de confier la direction de sa vie à Jésus-Christ afin qu'il ait le dessus sur sa volonté propre. C'est toujours "que sa volonté soit faite" (Jean 6:38; Lc. 22:42) qui devient la préoccupation majeure de la vie du croyant. Ce dernier peut alors redire avec l'apôtre Paul: "J'ai été crucifié avec Christ et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi." (Galate 2:20).
La conversion est donc une expérience tellement profonde que la vie tout entière de l'homme en est bouleversée. Le converti ne réagit plus de la même façon qu'avant (même si ce changement n'est pas toujours instantané.) Lui-même sait et sent qu'il s'est produit une révolution complète dans son être et le Saint-Esprit le lui témoigne intérieurement. La Bible dit: "L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu." (Romains 8:16).
Le changement qui se produit dans la conversion est un changement "téléologique", c'est à dire que le sens et le but de la vie du croyant ne sont plus les mêmes qu'avant. Maintenant le croyant ne vit que pour la gloire de Dieu, il ne cherche qu'à accomplir sa volonté. L'obéissance à la volonté de Dieu n'est plus une obligation, un devoir pénible pour ce dernier, mais un besoin pressant incontournable, un impératif provenant du fond de sa volonté propre. Il devient impossible au croyant d'offenser Dieu en vivant délibérément dans le péché et en demeurant insensible à la voix du Saint-Esprit. Le péché devient un intrus dans notre vie qu'il faut sans faute déloger. Dans le croyant se forme un sentiment de haine devant le péché. Le péché ne l'attire plus, mais au contraire lui répugne. Voilà le miracle que Dieu produit dans la vie de celui qui croit en lui, de celui qui s'ouvre à son appel de grâce.
A la question de la nouvelle naissance, de la naissance spirituelle, suit celle de la croissance spirituelle.

4. Comment croître spirituellement?

a. La sanctification

L'enseignement sur la croissance spirituelle se fait dans le contexte de la sanctification. La notion de la sanctification comporte dans la Bible, premièrement, un aspect objectif. Est saint, toute personne ou objet mis à part pour le service du seigneur. Dans l'Ancien Testament la racine hébraïque "qadash" signifie sanctifier, mettre à part.
Dans l'Ancien Testament, Israël est dit être un peuple saint, mis à part pour et par Dieu d'entre toutes les nations de la terre. Il est en effet, le seul peuple de la terre à appartenir en propre à Dieu. Israël est choisi être la lumière du monde. C'est au travers de son témoignage, de sa vie que le monde doit connaître YHWH. Israël, pris dans son ensemble, est sanctifié par et pour le Seigneur. Mais au sein d'Israël déjà sanctifié, Dieu sanctifie de nouveau une tribu parmi les douze. La tribu de Lévi est sanctifiée, mise à part, du milieu de ses frères pour le service sacré. Nul autre, à part un ressortissant de la tribu de Lévi ne peut assurer le service du tabernacle sans courir des risques souvent mortels. Ce n'est pas parce que Lévi est en lui-même une tribu ayant des capacités extraordinaires qu'elle est la seule habilitée au service sacré. C'est simplement parce qu'elle a été mise à part par Dieu pour ce service (le roi Saül a été déchu de la royauté parce qu'il a osé sacrifier à la place de Samuel qui tardait à arriver au front avant le combat contre les philistins (1 Sam.13:9-14); le roi Osias est frappé de lèpre parce qu'il avait insisté d'offrir des holocaustes sacrés dans le temple devant les sacrificateurs qui l'en empêchaient (2 Chr. 26:16-22; 1 Rois 15:1-7).
Du sein des lévites, le Seigneur sanctifie une seule famille; la famille d'Aaron pour assurer la sacrificature. Ne pouvait sacrifier qu'un lévite descendant d'Aaron. Les autres lévites collaboraient au service sacré sans jamais toucher au sacerdoce.
Nous découvrons ainsi une triple sanctification dans l'histoire et la religion d'Israël. Dieu sanctifie à différent niveau; le peuple dans son ensemble, du peuple la tribu de Lévi, de la tribu de Lévi la famille d'Aaron. Cette sanctification est objective. Elle ne dépend pas des dispositions intérieures de celui qui en est le bénéficiaire, mais dépend du libre choix de celui qui en est l'initiateur. Israël, Lévi, Aaron, se constatent mis à part selon le projet divin pour un travail spécifique. Cette sanctification objective, externe est désormais héréditaire.
Mais dans la sanctification objective héréditaire du peuple, de Lévi et d'Aaron, le Seigneur ajoute ou exige une autre dimension de la sanctification. Il exige une sanctification subjective. Le peuple sanctifié doit se sanctifier lui-même pour approcher Dieu plus intimement: "YHWH dit à Moïse: va vers le peuple; sanctifie-le aujourd'hui et demain; qu'ils nettoient leurs vêtements. Que les sacrificateurs eux-mêmes qui s'approchent de YHWH se sanctifient aussi, de peur que YHWH ne cause des pertes dans leurs rangs." (Ex. 19:10,22).
Ainsi, la sanctification objective s'accompagne obligatoirement de la sanctification subjective dans l'Ancien Testament (Il est vrai que la sanctification subjective dans l'Ancien Testament est beaucoup plus rituelle (lavage des vêtements) que spirituelle ou morale, il en est de même de la notion de la pureté et de l'impureté.
Le Nouveau Testament continue la notion objective de la sanctification en y apportant des éléments nouveaux. Est sainte objectivement, toute personne qui croit en Jésus-Christ. L'Eglise est sainte parce qu'elle est mise à part par et pour Dieu, pour être le lieux de sa présence dans le monde. La sanctification objective dans le Nouveau Testament est toujours un don divin, mais elle n'est plus héréditaire. Elle s'acquiert par la conversion, par la foi personnelle en Jésus-Christ. En Christ, la sanctification objective est ouverte à l'humanité tout entière. La foi personnelle est la seule condition pour devenir sanctifié par et pour le Seigneur.
Dans l'épître aux Corinthiens, l'apôtre Paul critique la vie dissipée de ces auditeurs. Nous attendons à ce qu'il les traite pour des non-convertis, mais voilà qu'il les reconnaît toutefois pour des saints, des mis à part, malgré leur vie dissipée: "Paul, appelé à être apôtre du Christ-Jésus..., à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Christ-Jésus, appelés à être saints." (1 Cor. 1:1-2).
En Christ, tous les croyants sont saints de droit. Leur foi leur confère le statut des mis à part. Mais tous ceux qui "ont été sanctifiés en Christ-Jésus" sont aussi "appelés à êtres saints." (1 Cor. 1:1), à se sanctifier sans cesse. La sanctification objective oblige à une sanctification subjective dans la vie quotidienne du croyant. Les saints sont sans cesse appelés à "se sanctifier".
Dans la vie et l'expérience quotidienne, la sanctification objective est invisible. Pour qu'elle soit visible, elle doit s'extérioriser par la sanctification subjective. La sanctification subjective est comme la sanctification objective, l'œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant. Le Saint-Esprit élimine, corrige et oriente le caractère, les habitudes et le comportement du croyant selon la volonté du Seigneur. Dans 1 Thessaloniciens 4:3 l'apôtre Paul écrit: "Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification; c'est que vous vous absteniez de l'inconduite; c'est que chacun de vous sache tenir son corps dans la sainteté et l'honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu; que personne, en affaires, n'use envers son frère de fraude ou de cupidité... Car Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté; mais à la sanctification."
La sanctification subjective et la pureté sont deux réalités spirituelles qui vont de paire dans le Nouveau Testament. Il est impossible d'être saint dans le Nouveau Testament sans être pur. Dans le Nouveau Testament, la pureté et l'impureté sont dirigées vers l'être intérieur, invisible aux autres. Il est possible d'être extérieurement saint dans ses habitudes et intérieurement impur dans ses pensées. La sainteté extérieure n'est en vérité que façade. Pour qu'elle soit vraie et complète, la sainteté extérieure doit reposer sur la pureté intérieure. Aux Philippiens l'apôtre Paul écrit: "Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées." (Phil. 4:8).
La sanctification est comme la sève spirituelle qui fait croître la vie du chrétien. Il est impossible d'atteindre la maturité spirituelle sans une vie vécue dans la sanctification continuelle.
Avant d'élaborer sur la pratique de la sanctification, il faut différencier la sanctification de la perfection, et du perfectionnisme.

L'APOTRE DE REVEIL L.G.PENIEL

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