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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:32
(1) La sanctification et la perfection

La sanctification ne peut être confondue à la perfection. La recherche de la sanctification, la poursuite de la perfection ne doit pas déraper en perfectionnisme. Tout chrétien doit savoir que la Bible ne nous demande pas d'atteindre la perfection ici-bas. Elle nous encourage à tendre vers la perfection tout en sachant qu'elle ne sera pas atteinte ici-bas. Ce n'est certes pas une raison pour se décourager dans sa poursuite, parce qu'elle est inaccessible. Dieu ne nous demande pas de l'atteindre, il nous demande de nous en rapprocher de plus en plus. Le chrétien le plus saint n'est pas celui qui a atteint la perfection. C'est celui qui s'en approche davantage et toujours.

(2) La progression dans la sanctification

La sanctification est progressive. Ce n'est pas en un jour que Dieu réalise le nettoyage de notre nature fortement érodée par le mal. Dieu n'est jamais pressé ou impatient avec nous. Il est bon maître sachant quel rythme adopter, pour chaque type de personne que chacun de nous représente, pour nous amener à lui ressembler davantage. C'est par le Saint-Esprit qui besogne dans nos cœurs, lentement mais sûrement que Dieu réalise l'œuvre de la sanctification dans notre vie. Il n'y a pas de place pour la brutalité ou des efforts personnels pour progresser dans le chemin de la sanctification. La parabole suivante nous aidera à mieux comprendre comment Dieu nous amène volontairement à vivre de plus en plus dans la sanctification.
On raconte qu'un jour, le soleil et le vent se défiaient mutuellement cherchant à savoir lequel de deux avait plus de puissance. Passait un homme ignorant leurs disputes qui allait son chemin vêtu d'un lourd manteau. Ils gagèrent donc sur celui qui parviendrait par sa force à faire sauter le lourd manteau que portait ce dernier. Sans le savoir, l'homme continuait son chemin. Le vent, le premier, commença la démonstration de sa force sur le pauvre homme innocent. L'homme remarqua qu'un vent brusque se leva et souffla terriblement sur lui. Son manteau était presque en train de s'envoler. Le vent commençait déjà à célébrer sa victoire. Mais par réaction normale, tout ce que l'homme fit c'est de se recroqueviller sur lui-même et de serrer son manteau sur lui-même. Le vent redoubla d'intensité, jusqu'à emporter l'homme lui-même, mais en vain, celui-ci ne voulait pas se séparer de son vêtement. Les tentatives forcées du vent échouèrent parce qu'elles ressemblaient à une agression externe. Ce fut au tour du soleil de démontrer sa force. Ce dernier opta pour la méthode douce. Au lieu d'envoyer à la fois une vraie décharge lumineuse sur l'homme, ce qui pouvait le tuer au lieu de le déshabiller, le soleil se contenta de faire darder doucement mais constamment ses rayons sur l'homme en marche. Que remarqua-t-on de la part de l'homme en marche? Rien d'anormal. Il allait son chemin allégrement, surtout que le temps que le vent avait gâté s'était amélioré avec la levée du soleil. Mais plus il marchait, plus il commença à suer, d'abord doucement, puis de plus en plus. On remarqua qu'il sortit son mouchoir et s'essuya le front, puis le remit en poche. Après une certaine distance, il ressortit de nouveau son mouchoir, mais cette fois-ci s'épongea abondamment, non seulement le front, mais le cou et les aisselles. Le soleil, lui, continua doucement son action. Après plusieurs kilomètres, l'homme cette fois-ci ne s'épongea pas seulement, mais il commença par ouvrir les boutons de son manteau. Et quelques kilomètres plus tard, ne pouvant plus supporter la chaleur qui lui faisait couler à flot la sueur, il finit par enlever complètement le manteau à la victoire du soleil. Personne ne l'avait forcé, mais lui-même avait jugé normal de ne plus continuer de porter quelque chose qui ne lui procurait plus aucun bien. Le soleil a gagné le défi en utilisant une méthode douce, patiente basée sur le propre consentement de l'homme. La sainteté est un impératif biblique qui ne se réalise pas a l'impératif mais à l'indicatif. L'homme ne peut parvenir au changement spirituel par sa force ou par l'ordre d'une tierce personne. C'est seulement le Saint-Esprit, par sa faculté de persuasion qui peut atteindre l'homme dans son être profond, seul lieu de vrai changement. La démarche de la sanctification est identique à celle de la conversion. Personne ne se convertit de lui-même ou de force. C'est quand toutes les résistances intérieures et extérieures de l'homme sont vaincues par l'action du Saint-Esprit besognant dans son coeur que ce dernier s'ouvre à Christ. Il en est de même de la sanctification subjective. C'est quand nous comprenons ce que le Saint-Esprit nous montre sur notre propre faiblesse que nous faisons un pas de plus dans le chemin de la sanctification. C'est à ce moment là que nous commençons petit à petit à être d'accord que le Saint-Esprit nous déshabille de notre vieil homme.
Il ne faut pas toutefois trop réduire l'adhésion de la volonté de l'homme au processus de la sanctification. Le progrès dans la sanctification dépend aussi en grande partie de la réponse de l'homme à l'œuvre du Saint-Esprit. Trois scénarios sont possibles dans le chemin du progrès dans la sanctification:
- Il y a ceux qui ont progressé jusqu'à un certain point et se sont arrêtés sans désir de continuer.
- Il y a ceux qui progressent en bonds intermittents. Ils passent un long moment d'immobilité spirituelle avant de bondir de nouveau et de s'immobiliser et ainsi de suite.
- Il y a ceux qui progressent régulièrement, mais très lentement au point de rendre leur progression imperceptible.
La première catégorie, celle de ceux qui ont progressé jusqu'à un certain point et ce sont arrêtés presque définitivement correspond dans la vie spirituelle à tous ceux qui ne pensent à Dieu qu'au passé. Ils ont connu des expériences spirituelles extraordinaires qui leur servent de base, mais ne réalisent dans le présent aucun progrès. Ce sont souvent des chrétiens réellement convertis, mais envahis par des habitudes coupables, par des péchés tolérés. Ils ont mis en oubli la purification de leurs péchés comme le dit l'apôtre Pierre (2 Pierre1:9). Ce sont souvent ce genre de chrétiens qui sont les écueils de nos assemblées.
La seconde catégorie, celle de ceux qui progressent en mouvements saccadés, correspond dans la vie spirituelle à ceux qui ne peuvent progresser que quand il y a des événements spirituels extraordinaires qui se produisent et les tirent de leur léthargie spirituelle. Ils repartent alors en catastrophe, prenant brusquement conscience du temps perdu. Mais ils finissent toujours par aller s'endormir quelque part attendant un nouvel événement.
La troisième catégorie, celle de ceux qui progressent lentement et difficilement, correspond selon nous, à tous ceux qui vivent une vie spirituelle réelle, basée sur l'écoute de Dieu. Ils vivent une vie spirituelle où ils sont sans cesse conscients de leurs écarts et faiblesses, malgré cela, ils coopèrent sincèrement avec le Saint-Esprit pour faciliter leur progression spirituel. Cette progression se réalise sur un rythme de deux pas moins un, sans cesse avancés et sans cesse réduits. D'aucun diront, comment progresse-t-on pratiquement dans la foi?
Le processus est en soi simple, mais la pratique difficile. Comment progresse-t-on dans la sanctification?
Rappelons que la sanctification quotidienne est l'œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant. C'est lui qui nous sanctifie et nous fait progresser, toutefois avec notre accord. Le Saint-Esprit habite tout croyant. Il joue plusieurs rôles dans sa vie. Il lui révèle Christ, lui enseigne les profondeurs de Dieu et le convainc du péché. Cette troisième dimension de l'œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant est directement liée à la sanctification. La sanctification subjective se réalise par le déshabillage de l'homme ancien, de ses habitudes, comportements coupables. Tous, nous sommes incapables de constater nos péchés et les reconnaître comme tels sans développer un système d'auto-justification. Nous avons hérité d'Adam la faculté de nous défendre, de nous justifier en accusant les autres pour notre faute. Seul le Saint-Esprit parvient à nous aiguillonner réellement au point de nous faire admettre nos torts. Mais pour y arriver, souvent notre résistance l'oblige à utiliser des méthodes fortes; il nous aiguillonne, nous trouble, nous enlève toute tranquillité et paix etc.
La plupart d'entre nous prenons du retard spirituellement sur ce point. Il nous est souvent difficile de capituler, d'accepter que nous avions failli et que c'est Dieu qui a raison. Nous résistons, nous tournoyons, nous expliquons, nous nous défendons pour ne pas abandonner ce qui nous plaît, mais déplaît à Dieu. Heureusement que le Saint-Esprit est patient avec nous et use mille procédés pour nous guérir de notre cécité spirituelle. Parfois, il doit en arriver à la punition pour convaincre les récalcitrants. L'auteur de l'épître aux Hébreux écrit: "Et vous avez oublié l'exhortation qui nous est adressée comme à des fils: mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur et ne te décourage pas lorsqu'il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu'il aime et frappe de verge tout fils qu'il agrée." (Hébreux 12:5-12)
Jacques aussi encourage les frères à accepter positivement les épreuves comme moyen divin de perfectionnement: "Mes frères considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience produise une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, et qu'il ne vous manque rien." (Jacques 1:2-4)
Nous pouvons déduire de ce qui précède que notre entêtement freine l'action du Saint-Esprit dans notre vie et notre flexibilité lui facilite la tâche. Le mot clé du progrès dans la sanctification est l'écoute obéissante des injonctions du Saint-esprit agissant dans notre vie, nous montrant ce que nous devons corriger, rectifier, changer, abandonner etc. Pratiquement, l'écoute du Saint-Esprit se fait de deux manières: par la conviction intérieure quand il nous parle subjectivement ou souvent par l'écoute (la méditation) de la parole de Dieu. Celui qui lit et médite régulièrement la parole de Dieu entre dans une nouvelle relation avec le Seigneur qui lui permet de le comprendre plus facilement.
Le progrès dans la sanctification a pour conséquence pratique directe l'élimination dans la vie du croyant de tous les péchés grossiers qui caractérisent les gens du monde. Si tous les péchés ne sont pas éliminés, il y a au moins l'élimination directe et urgente de tous les péchés ayant une résonance sociale dangereuse pour le témoignage personnel du croyant et du Christ. Les péchés comme; l'impureté sexuelle, le mensonge (escroquerie), les insanités etc. et autres attitudes sont franchement contradictoires au message de Christ. Celui qui a volontairement accepté de vivre dans la sainteté a opté volontairement de vivre constamment sous la lumière de la volonté divine et de ne jamais s'en écarter. Il a donc choisi de ne jamais demeurer dans le péché même s'il lui arrive d'y tomber. En pratique, jamais il ne peut vivre avec un péché conscient. Il doit sans cesse confesser tout ce que le Saint-Esprit lui montre comme péché et croire au pardon divin. S'il lui arrive d'être incapable d'abandonner un mal dont il a conscience, il ne s'épuise pas à chercher à s'en débarrasser par sa force. Le contrat signé avec le Saint-Esprit stipule que ce dernier se charge de la responsabilité de lui faire abandonner ce qu'il veut bien abandonner sans le pouvoir. Voilà le type de chrétien saint, non pas chaque jour, mais à chaque instant. C'est au travers d'un tel homme qui a livré complètement sa volonté au Saint-Esprit que Dieu réalise des grandes choses.



b. La pratique de la sanctification

(1) La prière

Nous rencontrons le Christ par la foi en sa personne et en son œuvre expiatoire. Sa parole écrite, sert de porte à cette rencontre. La parole de Dieu nous donne la connaissance objective de Dieu. Tout ce qu'il est pour nous, tout ce qu'il a fait pour nous et tout ce qu'il fera pour nous, nous le découvrons dans sa parole écrite. La Bible nous permet de connaître Dieu et d'entrer en relation avec lui en suivant ses injonctions. Mais il n'est rien dans la vie spirituelle qui nous introduise dans l'intimité de Dieu comme ne le fait la prière.
Plusieurs définitions ont été proposées pour tenter d'expliquer la réalité de la prière. Pour certains, prier c'est dialoguer avec Dieu. J. Bunyan définit la prière comme "l'épanchement sincère, conscient, plein d'amour de notre cœur ou de notre âme à Dieu par Jésus-Christ" [J. Bunyan, La Prière (Mulhouse CEDEX: BV, 1876) p. 13]. Pour O. Hollesby, "prier, c'est simplement ouvrir la porte, et permettre à Jésus d'accéder à nos besoins; c'est le laisser s'en occuper en exerçant sa puissance comme il l'entend." [O. Hollesby, Prière (La Côte-aux-Fées: G.M., 1983) p. 11]. Toutes les définitions précédentes sont bonnes. Nous ajoutons toutefois l'aspect non négligeable de l'allé vers le Seigneur. Pour nous, prier: "c'est aller chez Dieu, chercher à le rejoindre, à le rencontrer en Jésus-Christ soit pour: parler avec lui, ou lui parler, soit pour l'écouter nous parler, ou encore rester simplement devant lui et jouir de sa présence et de sa plénitude."
L'auteur de l'épître aux Hébreux nous enseigne que Jésus-Christ nous a ouvert le chemin du trône céleste et que désormais, nous pouvons y entrer librement, à tout moment, avec confiance, car Dieu nous a fait grâce: "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure." (Hébreux 10:19-22).
Il ressort du présent texte que la prière nous place en face de Dieu lui-même! Réalisons-nous ce que signifie être en face de Dieu? Ce qui est merveilleux c'est que la prière nous place en face du Dieu qui nous aime, et veut profondément notre bonheur. La prière devrait être l'activité spirituelle de prédilection de tout chrétien, vu les avantages spirituels que nous pouvons en tirer par le simple fait d'être en face de Dieu. Le diable connaît la force que la prière donne au croyant, et le danger que cela représente pour son royaume. Alors, il dirige la plus grande partie de son énergie maléfique contre la vie de prière de chaque croyant. A tout prix, il s'ingénie à empêcher les chrétiens de prier, ainsi ils resteront continuellement faibles spirituellement et ne pourront constituer une menace pour lui. Ne constatons-nous pas qu'il est très difficile de prier, de bien prier et régulièrement? Que brusquement des pensées obscures se forment dans notre imagination dès que nous nous agenouillons pour prier. Le téléphone ne redouble-t-il pas d'intensité chaque fois que nous voulons demeurer dans le calme devant le Seigneur? Parlerons-nous des visiteurs de marques qui ne savent arriver que quand nous voulons entrer dans une communion profonde avec le Christ?
La prière est le moment spirituel le plus intense dans la vie chrétienne. La prière est le seul moyen spirituel que Dieu a mis à notre disposition pour que nous puissions nous présenter à lui tel que nous sommes, sans toutes les couvertures honorables que nous plaçons sur notre personnalité. La prière nous met à nu devant le Seigneur et nous permet de lui dire nos misères, nos erreurs cachées ou publiques, nos péchés les plus intimes. En priant sincèrement, Dieu nous ouvre les yeux sur nos faiblesses et fautes que notre nature pécheresse ne nous permet pas de voir. Dieu ne nous rend pas conscient de nos fautes pour nous condamner, mais pour nous justifier, si nous nous ouvrons à lui en reconnaissant nos torts. La prière sincère de confession nous procure le pardon divin, qui nous guéris de toutes les frustrations que provoque le mal dans notre vie. La prière vraie, permet à la paix de Dieu d'envahir notre être et de chasser les craintes cachées ou avouées, les peurs, les incertitudes, les angoisses diverses qui remplissent notre existence. La prière sincère nous procure la stabilité psychique et émotionnelle qui souvent nous fait défaut.
En réalité, celui qui prie, ne peut sortir de la face de Dieu sans que ne se produise en lui un changement positif. La simple vision de Dieu suffit pour transformer, pour apaiser même l'âme la plus troublée. De Dieu émanent la vie, la paix, le calme, la sécurité, l'équilibre, et l'assurance qui nous font défaut. Il semble que Satan a peur chaque fois que, même le chrétien le plus charnel s'agenouille pour prier, parce que la prière apporte au croyant une intimité avec Dieu que le diable ne peut expérimenter. Corrigeons ici l'enseignement qui limite la prière au simple fait de parler à Dieu, de faire des requêtes, d'intercéder ou de louer. La prière ne peut jamais être ramenée à une longue liste de requêtes ou d'intercessions adressées à Dieu. Prier ne signifie pas forcément faire usage de la parole. Prier ce n'est pas seulement parler à ou avec Dieu. Prier, c'est être avec Dieu. Etre avec lui, pour lui parler, ou pour parler avec lui, ou encore pour l'écouter nous parler, ou au contraire pour rester simplement en sa présence enrichissante. L'apôtre Paul nous encourage à prier par l'Esprit, c'est-à-dire, d'entrer en contact intime avec Dieu, pas nécessairement par nos paroles, mais surtout par notre être. Celui qui prie même s'il parle, ne doit pas se limiter au fait de parler. Il doit entrer lui-même, de tout son être dans la présence de Dieu. Celui qui entre entièrement dans la face de Dieu, le "voit" et le "sent" lui parler dans sa pensée, dans son corps et dans son être. Les pensées impures qui remplissent notre imagination, les mauvais désirs qui font la guerre à l'âme tombent d'eux-mêmes, non parce que nous l'avions demandé à Dieu, mais parce que Dieu a traversé notre corps, notre âme et notre esprit. Certains ont changé leur façon de penser, de voir les choses; ils ont changé leur façon de marcher, de s'habiller, leur entourage, n'ont parce qu'ils ont pris des décisions spectaculaires, mais seulement parce que Dieu a visité leur corps. Celui qui s'approche véritablement de la face de Dieu ne peut en ressortir sans qu'il ne soit transformé. En pratique, comment prie-t-on avec son être?
Prier dans son être n'est pas à confondre avec les pratiques découlant du yoga; pratiques qui forcent l'individu à faire le vide dans son esprit pour communier avec l'univers. Dieu ne nous demande pas de faire le vide en nous-mêmes pour lui permettre de nous pénétrer. Il veut au contraire, que nous venions à lui tel que nous sommes et de préférence remplie des problèmes que lui doit résoudre. C'est donc rempli qu'il nous veut venant à lui, et non vides.
La prière efficace commence par une attitude de tranquillité et de calme extérieur et intérieur nous permettant de nous concentrer sur ce que nous voulons faire. Il faut faire silence en soi-même et aussi autour de soi. Le silence et la tranquillité sont des bonnes introductions à la prière. Toutefois il faut se méfier du diable qui ne s'empêche pas de perturber ce temps de calme en faisant vagabonder nos idées sur tout et rien. Il faut demeurer vigilant et attaché à ce que l'on veut commencer. Il peut arriver pendant que nous gardons le silence, que Dieu dirige notre esprit sur un aspect de notre propre vie, ou de la vie des autres pour lequel nous devons prier. Si Dieu ne commence pas à nous parler pendant ce bref moment de silence, nous pourrons alors commencer à lui parler. Il est préférable de prier à mi-voix, en murmurant afin d'éviter toute tentative de divagation dans les pensées ou les paroles. La prière doit alors se poursuivre calmement, raisonnablement et honnêtement. Pourquoi être pressé ou parler rapidement? A moins que cela ne soit une situation propre à notre nature, sinon le calme est la meilleure façon de parler avec un supérieur.
Il n'existe pas de schémas stéréotypés à suivre pour bien formuler sa prière. Certains conseillent à ce que la prière débute par la louange, puis les remerciements, requêtes, intercessions etc. Si ces schémas n'ont rien de mauvais, nous devons toujours garder à l'esprit que tout ce qui est stéréotypé s'émousse facilement. Nous devons rester flexibles et libres dans notre approche de Dieu afin que rien ne nous empêche ou ne nous gène pour que nous disions à Dieu nos préoccupations telles qu'elles brûlent en nous. Alors, craintes, inquiétudes, incertitudes, incrédulités etc. lui seront déposées avec liberté, clarté et lucidité. Il ne faut surtout pas se gêner de vider tout son cœur à Dieu pour être soulagé. Il a dit lui-même: "et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous". (1 Pierre 5:7; Philippiens 4:6-7).
Après lui avoir tout dit, il faut encore que nous passions un temps de silence devant lui avant de dire l'amen final. Peut-être que le Seigneur a une parole finale à nous dire, une promesse à nous faire, un encouragement à nous montrer dans la parole etc. Toute la prière doit être fondée sur Hébreux 11:6: "Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent."
La foi en un Dieu puissant, omniscient et amour doit guider notre prière. Nous devons garder à l'esprit que Dieu est souverain et que la prière, pour nous être profitable, doit toujours rechercher l'accomplissement de sa volonté. Chercher l'accomplissement de la volonté de Dieu ne signifie pas que nous sommes désormais sans volonté propre. Jésus ne fait pas de nous des personnes sans volonté. Ce qu'il nous demande c'est de soumettre notre volonté à celle de son père. Comme lui-même à Gethsémané, nous devons faire connaître notre volonté à Dieu, mais désirant en définitive que la sienne s'accomplisse, même si celle-ci est contraire à la nôtre. Celui qui parvient à se soumettre de la sorte commence à posséder la maturité spirituelle.
L'approche de Dieu doit se faire dans le strict respect et soumission à sa personne sachant que c'est lui qui a le dernier mot sur tout ce qui concerne notre vie. L'attention doit être attirée pour tous ceux qui s'approchent de Dieu à la légère comme s'il était leur camarade. L'intimité et la liberté que nous avons en Christ pour nous approcher de Dieu ne doivent jamais être confondu au manque de respect ou à la légèreté. La foi qui nous est exigée dans la prière ne doit jamais être comprise comme un moyen de pression sur Dieu. Gardons à l'esprit que notre foi n'oblige pas Dieu à faire ce que nous lui demandons. Avoir foi en Dieu signifie compter sur sa sagesse. Lui, sait ce qui est bien pour nous, même si apparemment son refus nous fait du mal. Celui qui s'approche de Dieu doit croire de tout cœur qu'il recevra ce qu'il demande. Le non-exaucement immédiat signifie que la demande n'a pas été bonne ou que la réponse est différée.
Rappelons-nous que la prière pour qu'elle soit vraie, doit être directe, intime et non calquée sur des besoins artificiels que nous enseignent notre religiosité ou la spiritualité populaire. Ne prions vraiment que pour apporter à Dieu des vrais problèmes, des problèmes qui sont problèmes pour nous et pour le reste de l'humanité.
Toute personne qui rencontre Dieu véritablement dans une communion spirituelle sans cesse renouvelée, respire une paix, un calme anormal pour les gens du monde. Il émane de lui une fraîcheur divine, parce qu'il a été longtemps aux côtés de Dieu lui-même. Le livre d'Exode nous parle de Moïse qui gardait un tel éclat de ses rencontres avec le Seigneur sur la montagne de Sinaï, qu'il était obligé de porter un voile pour ne pas déranger la vision de ses compatriotes: "Moïse descendit de la montagne de Sinaï ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu'il avait parlé avec YHWH." (Exode 34:29s).
Dans le Nouveau Testament, les assassins d'Etienne ont vu sa figure prendre l'aspect de celle d'un ange du Seigneur. "Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin fixaient les regards sur lui et virent son visage comme celui d'un ange." (Actes 6:15).
Nous faisons remarquer que nous vivons un temps particulièrement agité, dans lequel il est pratiquement impossible de trouver du temps pour la prière. Plusieurs formules tranquillisantes ont été proposées pour remplacer ou pallier l'absence d'une vie de prière profonde. Certains leaders spirituels apprennent à leurs ouailles hyper occupés à ne pas s'arrêter dans leur course, mais d'inviter le Christ à les y rejoindre. Rien de plus tranquillisant pour un chrétien occupé que de formuler des courtes prières en marchant vers son lieu de travail ou au volant de sa voiture (alors sur le compte de qui faudra-t-il mettre les accidents de circulation!) Celui qui n'a jamais le temps de lire sa Bible trouvera des cassettes des différents livres de la Bible à bon prix et pourra les entendre dans sa voiture le long du trajet séparant sa maison du bureau. Comment voulons-nous écouter Dieu nous parler au volant de la voiture quand le code de la route interdit à ce qu'on parle au conducteur! Dieu ne se prêtera jamais à ce jeu qui risque de provoquer des accidents de circulation!
S'il n'est pas exclu que Dieu puisse entendre des prières formulées à la hâte ou pendant que nous sommes en pleine occupation journalière, nous ne pensons pas que la pratique régulière de celle-ci puisse honorer le Seigneur. Il peut arriver que nous soyons obligés de formuler des courtes prières de temps en temps, mais celles-ci ne doivent jamais remplacer les vrais moments de prière qui doivent diriger toute vie spirituelle qui se veut puissante.
Mais il faut aussi attirer l'attention sur le fait que la vie de prière en soi ne confère aucune puissance. La puissance spirituelle vient de notre communion avec le Seigneur. Et nous communion avec le Seigneur quant à travers la prière nous lui soumettons notre volonté et vivons selon sa volonté. Nous pouvons en effet passer des milliers d'heures dans la prière sans bénéfices spirituelles si notre vie n'est pas soumise à la volonté du Seigneur. La prière faite selon la volonté de Dieu est celle qui commence par la clarification du problème du péché personnel. Pour que Dieu nous exauce, nous devons nous purifier, mieux, nous laisser purifier par le Saint-Esprit. Celui qui prie dans des bonnes dispositions spirituelles entre réellement en communion avec Dieu et en ressort fortifié.



(2) La lecture de la Parole de Dieu

Il est vrai que la connaissance subjective de Dieu que nous donne la prière influence réellement notre vie spirituelle et notre témoignage. Mais pour être bénéfique, le champ subjectif de notre communion personnelle avec Dieu doit être balisé par la connaissance objective de Dieu que donne sa parole, la Bible.
Le chrétien qui veut être efficace et puissant doit soumettre sa vie à la discipline de la méditation de la parole de Dieu, de sa lecture et de son étude.

(a) La Méditation de la parole de Dieu

La méditation de la parole de Dieu ne doit pas être confondue aux différentes méditations que le monde offre aujourd'hui.

L'APOTRE DE REVEIL L.G.PENIEL

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